Google Shopping peut devenir l’un de vos meilleurs leviers e-commerce, à condition de travailler avec méthode. Une campagne Shopping performe rarement “par magie”. Les résultats viennent surtout d’un socle propre (Merchant Center + stratégie + tracking), d’un flux produit clair, puis d’une structure de campagne qui permet de piloter la rentabilité.
Dans ce guide, je vous explique ma méthode simple que j’utilise en tant que freelance Google Shopping, applicable sur Shopify, WooCommerce ou autre CMS, pour améliorer progressivement la diffusion et la performance de vos campagnes.
Comprendre ce qui fait la performance d’une campagne Google Shopping

Une campagne Google Shopping repose sur un fonctionnement différent du Search. Ici, vous n’écrivez pas d’annonces avec des mots-clés. Google va plutôt s’appuyer sur vos données produits (le flux) pour décider quels articles afficher sur quelles recherches.
En pratique, la performance d’une campagne dépend surtout de trois éléments
- La qualité des données produits envoyées à Google
- La structure de campagne qui vous permet de contrôler le budget et l’analyse
- La fiabilité du tracking, pour que l’algorithme apprenne correctement
Si l’un de ces trois piliers est faible, vous aurez souvent la même situation : des clics, mais peu de ventes, ou un ROAS instable.
Les prérequis à vérifier avant d’améliorer une campagne Shopping
Avant d’optimiser, il faut s’assurer que la base n’est pas faussée. Beaucoup de comptes “perdent” des performances à cause d’éléments simples, invisibles au quotidien.
Voici les contrôles prioritaires
- Aucun produit refusé dans Merchant Center sur vos références stratégiques
- Prix et disponibilité identiques entre le site et le flux
- Frais de livraison configurés correctement
- Politique de retour claire et renseignée
- Conversions suivies correctement dans Google Ads
- Valeur de conversion remontée si vous pilotez au ROAS
Si votre suivi de conversion est incomplet ou incohérent, Google va apprendre sur des données erronées et vos optimisations auront peu d’impact.

Pourquoi Google Shopping fonctionne si bien en e-commerce
Google Shopping capte une intention très proche de l’achat. L’utilisateur compare déjà des produits. Il voit un visuel, un prix, parfois des avis, puis clique pour acheter.
Cela se traduit souvent par
- Un trafic plus qualifié que des campagnes génériques
- Une capacité à diffuser sur un grand nombre de requêtes sans gérer des milliers de mots-clés
- Une montée en puissance possible sur tout un catalogue, si le flux est bien structuré
La limite, c’est que Shopping ne pardonne pas un flux approximatif ou une campagne trop “mélangée”.
Comment Google choisit quels produits afficher
Google cherche à afficher les produits les plus pertinents pour une recherche donnée, tout en maximisant la probabilité de clic et d’achat.
Les critères les plus influents sont généralement
- La correspondance entre la recherche et vos données produits
- Le prix, la disponibilité et la cohérence de la page produit
- Les performances historiques (clics, conversion, valeur)
- L’enchère et la stratégie d’enchères
- L’expérience sur le site (mobile, vitesse, réassurance)
L’objectif est donc simple : rendre vos produits plus compréhensibles pour Google et plus convaincants pour l’utilisateur, puis structurer la campagne pour investir sur ce qui est rentable.
Améliorer une campagne Google Shopping étape par étape
1 Assainir le Merchant Center pour ne plus perdre de diffusion
Commencez toujours par Merchant Center. C’est ici que se créent une grande partie des pertes d’impressions.
À vérifier en priorité
- Produits refusés et causes exactes
- Avertissements récurrents qui dégradent la diffusion
- Attributs manquants sur vos produits principaux (GTIN, marque, catégorie)
- Paramètres de livraison, taxes et retours
Un Merchant Center propre ne garantit pas la rentabilité, mais il évite de travailler avec un catalogue “bridé” ou instable.
2 Améliorer le flux pour attirer des clics plus qualifiés
Le flux est souvent le levier numéro un. L’objectif n’est pas de surcharger les titres. L’objectif est d’être clair et précis.
Travaillez dans cet ordre
- Titres produits
- Attributs clés
- Catégorisation
- Images
- Cohérence prix et stock
Titres produits
Un bon titre décrit le produit comme un client le chercherait. Il donne les éléments utiles, sans être artificiel.
Exemples d’éléments souvent pertinents selon la catégorie
- Type de produit
- Marque
- Modèle ou gamme
- Taille, couleur, matière
- Usage ou compatibilité si c’est décisif
L’erreur fréquente est de mettre des informations secondaires avant l’essentiel, ou de garder des titres trop courts qui rendent vos produits difficiles à faire matcher avec les recherches.
Attributs clés
Plus votre produit est “compréhensible” pour Google, plus vous gagnez en diffusion qualifiée. Selon votre secteur, les attributs suivants ont un impact direct
- GTIN, marque, MPN
- Google product category
- Product type
- Couleur, taille, genre, matière
- Condition, disponibilité
Catégorisation
Deux champs sont particulièrement utiles
- Google product category pour coller au référentiel de Google
- Product type pour créer votre propre logique de segmentation
Si vous ne les utilisez pas proprement, vous perdez du contrôle ensuite dans la structure de campagne.
3 Segmenter pour piloter ce qui est rentable
Une campagne unique avec tout le catalogue est rarement idéale. Vous ne savez plus quels produits méritent du budget, ni lesquels consomment “dans le vide”.

Une segmentation simple peut se faire avec des labels personnalisés, par exemple
- Top ventes
- Forte marge
- Moyenne marge
- Faible marge
- Nouveautés
- Saisonnier
- Stock à écouler
L’objectif est de pouvoir agir vite
- Augmenter le budget là où la rentabilité est prouvée
- Réduire ou isoler les produits qui dépensent sans résultat
- Adapter la stratégie d’enchères selon le niveau de performance
4 Clarifier la structure de campagne pour éviter les mélanges
Une bonne structure ne doit pas être compliquée. Elle doit surtout permettre deux choses : analyser et piloter.
Structures simples qui fonctionnent bien
- Une campagne “best sellers” séparée
- Une campagne par grande catégorie
- Une campagne pour les produits à forte marge
- Une campagne pour les produits à tester (nouveautés)
Si vous utilisez Performance Max, l’idée reste la même : éviter de mettre tous les produits dans un seul ensemble sans logique. Vous perdez la lecture et vous subissez l’algorithme.
5 Écarter le trafic peu utile pour protéger la rentabilité
Même avec un flux correct, une campagne peut attirer des recherches qui n’achètent jamais. L’analyse des termes de recherche sert surtout à éliminer les requêtes non pertinentes.
Exemples courants à surveiller selon votre catalogue
- Gratuit
- Occasion
- Réparation
- Pièces détachées
- Notice, manuel, tutoriel
- Comparatif purement informationnel
Dès qu’un type de requête consomme régulièrement sans ventes, il doit être exclu. Cela libère du budget pour des recherches plus proches de l’achat.
6 Ajuster enchères et budgets avec méthode
Une fois la base saine, vous pouvez piloter plus finement.
La logique la plus simple
- Investir davantage sur les segments qui génèrent des ventes rentables
- Réduire sur ceux qui consomment sans résultat
- Ne pas changer trop de paramètres en même temps
Concernant les stratégies d’enchères, le bon choix dépend surtout du volume de conversions et de la stabilité des données. Si votre compte a peu de conversions, l’algorithme a moins de matière pour apprendre et les performances peuvent devenir instables.
Suivre les bons indicateurs, sans complexifier
Pour piloter une campagne Shopping, quelques indicateurs suffisent.
- ROAS ou rentabilité par segment
- Valeur de conversion
- Taux de conversion
- CPC et taux de clic
- Part d’impressions sur les produits stratégiques
L’objectif est d’identifier rapidement
- Les produits qui méritent plus de budget
- Ceux qui doivent être isolés ou ajustés
- Les périodes où la demande baisse ou augmente
Routine simple pour améliorer vos résultats dans la durée
Une campagne Shopping se construit dans la durée. Une routine simple permet d’éviter les dérives.
Chaque semaine
- Vérifier les produits qui dépensent le plus
- Contrôler les ruptures et incohérences prix/stock
- Analyser les requêtes qui consomment sans ventes
- Suivre l’évolution des segments rentables
Chaque mois
- Revoir la structure si vous manquez de contrôle
- Tester des améliorations de titres et d’attributs sur une catégorie
- Réallouer les budgets en fonction des marges et des performances
- Ajuster les objectifs d’enchères si nécessaire
Questions fréquentes sur l’optimisation d’une campagne Google Shopping
Quand voit-on les premiers résultats après des changements
Certaines actions ont un effet rapide quasi immédiat. D’autres demandent un peu de temps, notamment lorsque l’algorithme doit réapprendre après une modification de structure ou de stratégie d’enchères.
Faut-il utiliser Performance Max ou Shopping standard
Les deux peuvent fonctionner. Le choix dépend souvent de votre besoin de contrôle, de votre maturité tracking et du niveau de segmentation que vous souhaitez. Il faut tester les deux types de campagnes pour identifier le meilleur levier pour votre boutique. Avec l’amélioration des algorithmes, les campagnes Performance Max sont souvent privilégiés.
Pourquoi j’ai des clics mais peu de ventes
Les causes les plus courantes sont
- Flux trop vague ou mal renseigné
- Requêtes non qualifiées
- Prix ou frais de livraison peu compétitifs
- Page produit qui ne rassure pas ou qui convertit mal
- Problème de tracking ou de mesure
Comment savoir si mon flux est réellement bon
Un bon flux se traduit généralement par
- Une diffusion stable sur vos produits clés
- Des requêtes pertinentes
- Un CTR correct sur vos familles de produits principales
- Une capacité à segmenter facilement votre catalogue
Conclusion
Pour améliorer une campagne Google Shopping, cherchez d’abord à rendre votre catalogue plus clair pour Google, puis à structurer vos campagnes pour investir sur ce qui est rentable. Une fois ces bases en place, vous gagnez en stabilité, en contrôle et en performance.
Si vous souhaitez aller plus vite, la première étape la plus efficace est souvent un audit ciblé sur Merchant Center, le flux produit, la structure de campagne et le tracking. Cela permet d’identifier rapidement les points qui bloquent vos ventes et les leviers les plus rentables à activer.
